La dépendance à l’alcool et aux drogues est une maladie chronique. Elle évolue de manière progressive, elle est continue et s’échelonne sur une longue période de temps. L’abus d’alcool ou de drogue signifie qu’une personne a le contrôle sur sa consommation. La dépendance à l’alcool ou aux drogues signifie qu’une personne a perdu le contrôle sur sa consommation.
Comportements liés à la dépendance
Les personnes souffrant de dépendance adoptent des comportements compulsifs et perdent graduellement le contrôle sur leur vie. Elles continuent à boire et à se droguer, même si elles sont conscientes que cela entraînera des conséquences négatives. Elles ont tendance à avoir une faible estime d’elle-même et souffrent presqu’inévitablement d’anxiété et de dépression.
Si une personne dans votre entourage souffre de dépendance, vous avez sans doute vécu ses comportements extrêmes, passant de la dépression à l’euphorie. Vous avez probablement aussi vécu son déni (« Je peux arrêter quand je le veux » ou « Je n’ai pas de problème »), ses mensonges, ses fréquentes déceptions et ses nombreuses relations brisées. Tous ces éléments sont la marque distinctive d’une personne qui souffre de dépendance à l’alcool ou aux drogues.
Qui est atteint par la dépendance
L’alcoolisme et la dépendance aux drogues atteint des gens de toutes les tranches sociales. La dépendance atteint des stars rock, des écrivains, des artistes, et des sans- abris. Les victimes sont aussi des mères au foyer, des adolescents et des chefs d’entreprise. On trouve des personnes souffrant de dépendance parmi les étudiants des meilleures universités et les médecins de nos hôpitaux. Elles peuvent inclure un enseignant à votre école de quartier ou un vendeur de la quincaillerie du coin.
Les études montrent qu’il y a une prédisposition génétique à l’alcoolisme. Environ la moitié des alcooliques ont un parent alcoolique. Les hommes semblent plus vulnérables que les femmes face à l’alcoolisme de leur(s) parent(s). Les femmes pourraient être plus influencées par des facteurs environnementaux (comme leur situation financière ou certains évènements dans leur vie) que par l’hérédité.
Les effets physiques de la dépendance
L’abus chronique d’alcool crée des dommages durables sur plusieurs fonctions du cerveau. Il affecte la pensée abstraite, la résolution de problème, la mémoire et la dextérité. Il peut aussi nuire aux habiletés verbales, visuelles et spatiales. L’étendue des dommages sur les tissus cérébraux dépend de la gravité de la consommation abusive. Lorsqu’une personne met fin à cette consommation abusive, une guérison partielle est possible.
Les médicaments d’ordonnance
Les médicaments d’ordonnance et les drogues illégales ayant des effets secondaires psychoactifs attaquent le cerveau et peuvent changer l’humeur d’une personne. Ceci donne le potentiel de dépendance à cette drogue ou à ce médicament. Certaines personnes croient que si un médicament est prescrit par un médecin, il ne peut pas amener à la dépendance. C’est faux.
Il est important de communiquer à votre docteur si vous :
La dépendance est progressive et peut être fatale. Heureusement, à l’aide d’un traitement adéquat, le rétablissement est possible.
Traitement
La première phase du traitement de la dépendance se concentre sur les effets physiques de la consommation d’alcool ou de drogue. Cette phase peut inclure la désintoxication ou le traitement d’un désordre qui représente un danger pour la vie, comme l’insuffisance hépatique (foi).
Puisque la dépendance est avant tout une maladie cérébrale qui mène vers des symptômes comportementaux, le principal traitement est la psychothérapie. Le traitement se concentre généralement sur les sentiments irrationnels et la pensée déformée qui accompagnent l’abus chronique d’alcool et de drogue. L’alcoolisme et la dépendance aux drogues sont des maladies chroniques qui exigent un rétablissement à vie. La plupart des traitements efficaces comprennent la démarche en 12 étapes des Alcooliques Anonymes et exige une participation active et à long terme dans des groupes d’entraide. Les patients qui ont été hospitalisés peuvent poursuivre leur psychothérapie de groupe ou individuelle lorsqu’ils quittent l’hôpital, en plus d’assister aux réunions de la démarche en 12 étapes.
Traitement familial
La dépendance affecte tous les membres de la famille du patient. Pendant que la dépendance progresse et le patient continue de boire ou de consommer de la drogue, des problèmes émotifs, spirituels et financiers surgissent pour presque toutes les personnes impliquées, incluant la famille, les amis et les collègues de travail. Lorsque la famille est prête à entamer le processus de rétablissement, Al-Anon et Alateen sont d’excellentes ressources. Un thérapeute familial qualifié qui comprend le processus de dépendance et de rétablissement peut aussi être consulté pour travailler avec la famille.
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L’utilisation et l’abus de substances commence généralement comme mécanisme d’adaptation mésadapté lorsqu’une personne est face à des situations particulièrement stressantes. Après un certain temps, l’utilisation de substances devient votre « solution » – remédier aux situations stressantes ou négatives par l’utilisation de substances vous fait sentir mieux, même si en réalité ces substances empirent la situation.
Ce que vous pouvez faire pour vous aider…
- Afin d’arrêter la consommation de substances de façon efficace, vous aurez besoin de l’aide d’un professionnel. Particulièrement lorsque vous réduisez ou arrêtez votre consommation car cette étape représente, physiquement et mentalement, la plus grande épreuve.
- Identifier vos déclencheurs – Quand êtes-vous plus susceptible à la consommation ? Quand est-ce le plus difficile de résister ? Si vous savez identifier ces situations, vous pouvez commencer à éviter les personnes ou les endroits qui vous incitent à consommer ou établir un plan qui vous metra à l’abri de la consommation.
- Identifier les avantages et les coûts – Qu’est-ce que la drogue et l’alcool vous apportent? Qu’est-ce qui crée le problème ?
- Établissez des objectifs réalistes et mesurables pour vous aider à les atteindre, que ce soit pour réduire votre consommation ou l’arrêter.
- Lorsque vous développez des objectifs, il peut être aidant de les partager avec d’autres personnes. Plus vous rendez votre résolution publique, plus vous avez de chance de la respecter.
- Parlez-en – Discutez de ce que vous vivez avec des gens de confiance.
- Trouvez un groupe de support (par exemple, les AA) – il peut être très bénéfique de ne pas se sentir seul(e) dans sa situation.
- Faîtes de l’exercice – substituer l’utilisation de substances par l’exercice physique est une excellente façon d’être actif/active et de gérer les envies.
- Entreprenez un nouveau passe-temps.
- Lorsque vous ne pouvez éviter une situation tentante, trouvez une alternative (exemple : une boisson gazeuse contre un cocktail, une sucette au lieu d’une cigarette).
- Visualisez-vous, ayant réussi à résister à la tentation.
- Récompensez-vous pour avoir fait un choix sain.
- Soyez clément(e) lorsque/si vous avez une rechute. Vous culpabiliser aura comme seul effet de vous rendre misérable.
- Lorsque vous avez des envies incontrôlables, faîtes des exercices de relaxation ou de respiration tout en vous rappelant que l’envie va passer. Si vous le pouvez, tentez de vous concentrer sur une autre activité pour occuper votre esprit.
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